dimanche 25 mai 2008

Marathon du Vermont

Je suis dans l’auto. Comme passagère. Même si je voulais conduire, je ne pourrais pas : je n’ai pas assez de force dans les jambes. Je suis épuisée, mais tellement contente. J’ai bien couru. Physiquement et mentalement, j’ai tout donné. Je vous recommande fortement le marathon du Vermont. Oui, il y a de la cotes, mais la foule est vraiment exceptionnelle. J’avais apporté mon iPod au cas où je commencerais à m’ennuyer et je n’ai même pas pensé l’utiliser une seconde. J’ai adoré le parcours : c’était quatre grandes boucles qui revenaient toujours au centre-ville et ça m’aidait vraiment à couper le parcours en plusieurs blocs. Il faisait chaud. En fin de parcours, il devait faire autour de 25C facilement. Le soleil n’a laissé aucun répit et le parcours n’était que très rarement à l’ombre.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai commencé la course les jambes fatiguées et lourdes. Ça m’a fait peur. Pourtant, j’avais bien fait mon taper. Curieux. Et inquiétant. En fait, tout le long de ma course, ma phrase qui m’a motivée, curieusement, c’est « Je me sens pas pire qu’au début. » Et c’était vrai. Au 3e mile, c’était déjà pas la grande forme. Au 10e mile, mon chum trouvait que je rushais déjà beaucoup. Et oui, j’ai rushé autant tout le long. Au début, c’était extrêmement difficile mentalement parce que je n’en revenais juste pas d’être aussi maganée et aussi peu « fraîche’ en début de course. Au fur et à mesure que j’ai progressé dans la course, ça m’encourageait parce que je trouvais que je n’empirais pas vraiment et que je me maintenais bien sans trop dégénérer. La première boucle était une boucle de 3 miles dans un quartier résidentiel. Il y avait beaucoup de spectateurs et ça a passé vite. J’avais aussi espoir que mes jambes deviennent plus souples à mesure que je me réchauffe (en vain). Ensuite, on faisait une grande boucle sur une autoroute. Ark. C’était d’abord une cote abrupte descendante et ensuite un faux plat descendant. J’avais le ventre plein d’eau et j’ai dû arrêter au petit coin vers le 6e miles.. C’était la première fois de ma vie que je devais arrêter pendant une course. L’autoroute était aussi inclinée vers l’extérieur et ça m’a donné un point dans la hanche droite que j’ai traîné tout le long du parcours. Le soleil tapait fort et il n’y avait pas d’ombre. À chaque point d’eau, je buvais un verre de gatorade, un verre d’eau et me jetais un autre verre d’eau sur la tête. Je pense que ça a été une très bonne stratégie parce que la chaleur ne m’a pas vraiment atteint tant que ça. Le retour de la boucle a été difficile à cause du long faux plat ascendant et du petit pitch à la fin. Ensuite on allait faire une autre grosse boucle en passant dans un quartier résidentiel et en revenant par une piste cyclable qui longeait le lac Champlain. Je n’ai pas de souvenirs particuliers de cette section du parcours. Je me rappelle avoir été découragée d’être arrivée au 13,1 mile dans l’état moyen où j’étais…à peine la moitié de fait… Entre le 14 et le 15e mile, il y avait la fameuse grosse côte de 0,3 mile qui s’appelait la Battery Street hill. Très intense et difficile. Les encouragements ont aidé à la monter, sans même penser à marcher. En fait, je n’ai jamais marché de tout le long du parcours, même rendu au points d’eau, je buvais en courant. Je suis contente de moi. Entre le 15e et le 20e mile, je ne me rappelle pas de rien en particulier. Au 21e mile, il y avait une cote descendante vraiment abrupte et ça a certainement été le moment le plus difficile pour moi. À chaque pas, je me demandais si la jambe qui supportait mon poids allait flancher. J’ai en fait été soulagée quand l’inclinaison a changé pour une cote ascendante…! Ça se gérait mieux que la cote descendante. Je me suis beaucoup parlé pendant la course. J’ai pensé à des scènes de la course de triathlon que j’avais écouté la veille : les gars étaient hyper concentrés et ça m’avait marqué. J’étais tellement concentrée pendant la course à écouter mon corps que parfois je n’aurais même pas pu dire à quel mile j’étais rendue. Je me suis aussi mis à réfléchir à mes citations et je les comptais (I know I can 1, I know I can 2, I know I can 3…jusqu’à cent. Même chose pour « what challenges us defines us ». Ça peut sembler étrange, mais ça fait passer le temps et ça motive. Quand il restait 3 miles, je me suis mis à essayer d’accélérer. Je dépassais beaucoup de monde, et c’était génial. Mon rythme a été hyper constant pendant la course et je me faisais rarement dépasser. J’ai vraiment bien couru et je ne me suis pas laissée abattre quand mes jambes ont commencé à cramper. J’ai même accéléré en me disant que le changement de rythme allait leur faire du bien. Au dernier mile, j’ai couru le plus vite que je pouvais (à ce moment-là…pas si rapidement en fait…) et je me répétais « I am tough » en boucle (un gars m’a dit « you are tough » pendant la course et ça m’a plu). J’ai vraiment fini la course avec un rythme fort : j’ai tout donné, TOUT. Je pensais être encore capable de passer sous la barre de 4 :30…

Je suis contente de moi parce que je suis certaine que je n’aurais pas pu faire mieux. J’ai poussé tout le long et je ne me suis pas laissé décourager par rien.

Rythme cardiaque moyen : 165
Temps à ma montre : 4 :31 :52

Mile 1 : 10 :50 :21 (c’était très serré au départ) Cœur : 159
Mile 2 : 9 :57 :57 Cœur : 158
Mile 3 : 10 :12 :64 Cœur : 165
Mile 4 : 9 :23 :37 Cœur : 166
Mile 5 : 10 :03 :03 Cœur : 165
Toilette : 1 :18 :18
Mile 6 : 10 :09 :22 Cœur : 171
Mile 7 : 10 :23 :14 Cœur : 167
Mile 8 : 10 :46 :11 Cœur : 169
Mile 9 : 10 :20 :24 Cœur : 172
Mile 10 : 10 :06 :77 Cœur : 164
Mile 11 et 12 : 20 :50 :08 Cœur : 166 (Oups. Mêlée)
Mile 13 : 10 :21 :38 Cœur : 165
Mile 14 : 10 :13 :10 Cœur : 165
Mile 15 : 10 :36 :39 Cœur : 169
Mile 16 : 10 :39 :74 Cœur : 168
Mile 17 : 10 :30 :85 Cœur : 164
Mile 18 : 10 :28 :59 Cœur : 162
Mile 19 : 10 :20 :22 Cœur : 163
Mile 20 : 10 :16 :98 Cœur : 164
Mile 21 : 10 :24 :85 Cœur : 163
Mile 22 : 10 :57 :00 Cœur : 160
Mile 23 : 10 :37 :90 Cœur : 161
Mile 24 : 10 :26 :35 Cœur : 161
Mile 25 : 10 :10 :52 Cœur : 161
Mile 26 : 9 :30 :74 Cœur : 164
Mile 26.2 : 00:01 :54 Cœur : 170

C’est la première fois que je regarde mes rythmes en détail. Les différences de rythme sont principalement dues aux dénivellations différence du terrain. C’est bizarre que mon rythme cardiaque ait baissé au 17e mile. Je n’ai vraiment pas eu l’impression de moins pousser, au contraire. Je me rappelle le mile 22 qui était le plus difficile. Je n’étais pas contente de mon temps sur ce mile là, mes jambes me faisaient mal alors je me suis mis à pousser en malade. Du moins…c’est ce que je croyais. Je trouve que ça paraît juste au 26e mile. C’est fou comme j’ai poussé à ce mile-là, et ce n’est pas parce que je me suis pognée le cul avant ! C’est la foule, je crois, qui m’a vraiment aidé à pousser encore plus fort. Mon amoureux, ma mère, mon père et deux de mes amies étaient là pour m’encourager et je les ai vu au moins 3 fois chaque ! Gâtée. Et j’ai même vu Lise deux fois…!!! Mon pacetat ne m’a pas vraiment aidé...je suis vraiment conne quand je cours et je n’arrivais pas à le comprendre..! (les kilomètres et les miles étaient mélangés…).

Je suis TRÈS contente de ma course. Je suis rackée évidemment, mais pas si pire que ça…demain risque d’être pire par exemple. Je suis déjà enflée, j’ai mis ma bague de fiançailles de peine et de misère et je ne suis déjà plus capable de l’enlever. Je vais être bouboule toute la semaine...
Je prévois dormir au moins 10h cette nuit et me stretcher demain matin. Mardi matin, je vais peut-être faire du vélo TRÈS relaxe pour aider la circulation et l’élimination de l’acide lactique. Mardi soir, après mon cours, MASSAGE !!! Retour au travail demain…je me demande bien comment je vais faire pour monter les 4 étages jusqu’à mon bureau. Argh.

EDIT : De retour à Montréal. Pénible sortie de l’auto. Assez rackée merci. Je me suis achetée une compresse froide pour mon point dans la hanche droite. J’espère que ça va aider. Presque 20 minutes d’amélioration par rapport à l’année passée…sur un parcours plus difficile dans des conditions plus difficiles. Incroyable. Et l’année passée, je n’avais pas chaumé non plus et ne m’étais même pas arrêter pour marcher. Cette amélioration me comble. C'est sûr que je suis tentée de me demander si j'aurais été capable de passer sous la barre des 4:30 si ça n'avait pas été de ce pitstop au petit coin. Qui sait... J’espère maintenant que ma récupération va mieux se passer que l’année dernière…l’année dernière, je crois que j’avais trouvé les deux semaines suivant le marathon encore plus difficiles mentalement que le marathon lui-même…!

Long billet, un petit souvenir pour moi, un gros roman plein de blablabla pour vous. Des photos à venir sûrement cette semaine.


Temps officiel : 4h35 :09
Chip (ma puce): 4h31 :58
Woah, de ceux qui ont fini la course, que 39 % étaient des femmes. Et j'ai battu 25 % des hommes. Je suis presque dans la première moitié des femmes...un jour, un jour !

Récap semaine du 19 mai

Une dernière très petite semaine avant mon marathon…

Lundi : Un 6 kilomètre très facile, sous la pluie. J’ai couru tard pour essayer de courir à la chaleur, tentative ratée : il faisait à peine 6C.

Mardi : J’ai fait un 5 kilomètres avec 5 X 20 secondes de sprint à 50 % de mon max. Mes jambes étaient en pleine forme ! J’ai ensuite fait 45 minutes de yoga très relaxe pour étirer mes hanches et mes jambes. J’étais concentrée et très centrée sur moi-même : pratique parfaite !

Mercredi : Je suis allée au cours de yoga matinal. Génial ! On était que quatre étudiants alors c’était un cours semi-privé où le prof a eu le temps de me corriger à toutes les postures. Sur l’heure du lunch, j’ai fait un 6 kilomètres très relaxe. Je voulais courir à la chaleur…mais ici aussi, mon plan a échoué parce qu’il pleuvait et faisait froid.

Jeudi : repos

Vendredi : Une petite sortie ridicule de 3 kilomètres. Mes jambes étaient très bof et ça m’a insécurisée. J’ai fait 30 minutes de yoga par la suite pour étirer mes jambes dans l’espoir de les rendre plus top shape.

Samedi : Un petit 20 minutes de yoga tout pognée dans la chambre d’hôtel. C’était plus une session de stretching que d’autres choses.

Dimanche : Marathon du Vermont ! 42,2 kilomètres Mon chum m’a bien stretchée après la course..!

Total Kilométrage : 62,2 kilomètres
Total Yoga : 45 minutes + 1h30 + 30 minutes + 20 minutes = 3h05

samedi 24 mai 2008

La veille du marathon du Vermont

Un billet garoché pour moi, comme souvenir de mon aventure, écrit d’une tête un peu mêlée et peu concentrée.

Vendredi soir, on est arrivé tard ! Vers 23h. J’étais dans un état second, complètement claquée. J’ai dormi tout le long du trajet et ai fait un acte d’éveil que pour passer les douanes. Plaisant pour mon amoureux. J’aurais préféré arrivée plus tôt, à la clarté, mais en finissant de travailler à 18h, ce n’était pas évident du tout.

L’hôtel et la chambre sont décevantes. Moyennement bien situé (mal) et la chambre est si petite que ce n’est pas possible d’ y faire du yoga. Un tantinet décevant. J’ai été choqué ce matin au petit déjeuner : tout est servi dans du « stiromousse » . Il me semble que si ta business est de gérer un hôtel, fais la cristi de vaisselle, merde. Le pire, c’est qu’ils ont une petite pancarte dans la salle de bain pour nous demander de les aider à préserver l’environnement en ne faisant pas systématiquement laver nos serviettes. Hypocrites. Ils ont sûrement vu que ça se faisait ailleurs dans le marché et y ont vu une occasion de dépenser moins d’argent. J’ai aussi dû être bête et méchante pour avoir ce qu’on m’avait promis. J’ai demandé il y a trois mois si je pouvais « checker-out » à 15h et on m’a dit oui, et c’est la seule raison pourquoi j’ai réservé ici. Apparemment, ils n’avaient pas le droit de me donner ce service gratuitement et la fille au comptoir m’a carrément dit « you cannot check out late», ce à quoi j’ai répondu « I am sure I can because this is exactly what I am going to do », ce à quoi elle a osé répondre « well, you are going to get charged » et ce à quoi j’ai répondu « and not going to pay. » Elle m’a mis en criss. Et je lui ai dis que sa pancarte de bienvenue au marathonien était carrément pas crédible si elle osait leur demander de packer à 5h du matin avant un marathon et qu’elle leur suggérait d’aller prendre leur douche au YMCA après avoir couru un marathon. Franchement. Je check-out à 15h demain, c’est au moins ça. Ça m’emmerde quand il faut être bête pour avoir ce qu’on veut.

Je suis allée à l’expo aujourd’hui. On m’a donné le plus laid t-shirt de course qui m’a été donné de voir de toute ma vie. La seule couleur que je déteste plus que le vert, c’est le vert pâle. Et j’ai un chandail de course vert pâle avec le texte en vert foncé. J’ai l’air d’une infirmière d’hôpital. Dégueulasse. Je me suis achetée un autre chandail, un chandail noir à manche longue et capuchon, pour avoir un souvenir qui me plaît vraiment. C’est certain que je ne le porterai pas demain…

Parce qu’il fait chaud. Chaud pour être en t-shirt la soirée sans problemo…et le ciel est complètement dégagé. Ça me stresse un peu beaucoup. Ce qui m’a aussi stressée un peu beaucoup, c’est d’aller à une présentation qui expliquait le parcours :uphill, rolling hills, downhill, steep hill. Argh. Je suis aussi allée luncher en ville et j’angoissais en voyant les cotes PARTOUT.

J'aime bien l'ambiance dans les expos: tout le monde est fébrile. Le reste de la journée s’est déroulée tranquillement. J’ai tenté d’en faire le moins possible : j’ai regardé un film et j’ai mangé. C’est tout. Ma stratégie pour demain n’est pas tout à fait au point, voire pas du tout. J’ai appris aujourd’hui qu’il n’allait pas avoir de marqueurs à chaque kilomètre (au miles seulement). Argh. Ça me mélange vraiment pour mes rythmes prévus. Je pense que je vais boire un verre de gatorade à chaque point d’eau et me vider un verre d’eau sur la tête pour me rafraîchir. Je ne sais pas comment mes jambes vont réagir aux cotes. Mon amoureux, mes parents et deux bonnes amies vont être là pour m’encourager. Je ne pourrais pas être plus gâtée…C’est mon deuxième marathon, mais on dirait que je ne sais pas plus à quoi m’attendre. Je ne veux pas me laisser abattre par les cotes et la température. Je me suis bien entraînée, je ne pourrais pas être plus prête physiquement, je dois juste être forte mentalement. Je vais sûrement beaucoup penser à mes deux citations fétiches lors des périodes plus difficiles : What challenges us defines us et This pain is nothing compared to what it feels like to quit. J’ai massacré la deuxième citation.
Je vais maintenant essayer d'aller dormir.

vendredi 23 mai 2008

Mon profil APP

J'aime bien la campagne de l'APP de Molson: l'idée est géniale et l'exécution n'est pas décevante. Et non, je ne travaille pas sur le compte de Molson.

APP a lancé un concours pour les blogueurs.

Je ne vais pas participer: j'ai déjà un party de booké le 21 juin. On pourrait déduire à tord que je suis vraiment une party girl prisé qui doit être réservée plusieurs mois à l'avance pour daigner se présenter à un événement. Ce n'est pas du tout ça. En fait, mon problème, c'est que je suis fondamentalement plate. On doit me préparer mentalement plusieurs jours à l'avance pour que je me fasse à l'idée de devoir sortir. Je suis aux antipodes de l'oiseau de nuit, ce qui me placerait plutôt dans la catégorie des "coqs", si je garde cette analogie boiteuse avec les oiseaux. Mon "peak" doit en fait se situer à environ 8h le matin. Après, je dégénère toute la journée.
Je suis une athlète de l'APP qui pourrait être qualifiée de "décevante". Je m'explique.
Je ne suis pas du type "chokeux". Quand je donne mon OK pour participer à un événement, je vais m'y présenter avec toute ma verve et ma volonté d'exceller. Mes OK sont par contre très rarissimes, alors que mes refus sont très majoritaires. Sur la scène locale, je pourrais donc facilement tomber dans la classe des snobes de party. À tord: je suis juste fondamentalement plate. Certaines personnes sont des amateurs de grasses matinées, moi, je suis une amoureuse des soirées courtes. Me coucher tôt, c'est un vrai plaisir. Si je peux me permettre un tel pêché contre mon statut apparemment branché de jeune professionnelle, je roucoule de bien-être dans mon lit et m'endors en regardant le cadran le sourire coin et en aillant quelques pensées, jamais moqueuses, vers ces "autres" gens que j'entends commencer à s'animer dans les rues. J'aime penser que je suis une athlète très entière, une athlète qui choisit ses soirées de compétition stratégiquement avec l'intention de toujours s'y présenter dans une forme optimale pour la soirée et y offrir une performance digne de mention.

Et j'ai une spécialité: j'excelle dans les 5 à 7. Et si j'ai une sieste d'après-midi en arrière de la cravate, je peux bien me débrouiller en pleine nuit. Donnez-moi un événement en début de soirée et je vais tout caser, sauf le party. J'étais une véritable STAR des 4 à 7 au HEC ! Je réussissais toujours à sortir de l'ombre, la foule redemandait mes conneries systématiquement et mes amis n'arrivaient jamais à me suivre, garçons y compris.

Mes forces: mon élément de surprise. Comme ma participation est loin d'être constante, les autres compétiteurs ne me connaissent pas toujours et lancent généralement des "ehn ?", "c'est qui ça ?" ou des "c'est QUOI ça ?" en regardant ma performance. Je suis déstabilisante. Et c'est une force. Je rentre aussi dans les partys à toute vitesse. Pas besoin de période d'échauffement, j'arrive dans les partys avec le focus déjà bien établi et prête à attaquer le ridicule avec énergie.





Mes faiblesses: Mais je repars des partys avec zéro tonus. C'est un point sur lequel je me dois de travailler. Je veux me départir de cette réputation de fille qui s'endort dans le métro, le bus, l'auto ou la rue après les compétitions. Aussi, et surtout, génétiquement, je pars avec une faiblesse incontournable: mon horloge biologique est peu compatible avec le nightlife. Mon manque d'engagement dans ce sport, combiné à mon manque de talent, me laisse voir un futur très terne dans l'APP.



Je n'ai par contre pas encore pris ma retraite: mes partisans ne me le pardonneraient pas. Et je pense que je peux encore beaucoup apporter à la scène du party à Montréal. Le milieu est beaucoup trop sérieux et trop dirigé vers la séduction. Ils manquent de cons qui n'ont pas peur du ridicule. Ça doit changer !

C'était bien plaisant de radoter en me mettant dans la peau d'une athlète. Ce weekend, je vais choisir mon autre peau d'athlète, celle qui court..!!

mercredi 21 mai 2008

De ma job aux relations. Genre.

J'aime ma nouvelle job. C'est un "Job" dans sa définition très étendue qui est employée ici, une définition qui comprend les tâches, les responsabilités, les collègues, le boss, l'ambiance, le milieu, le bureau, les horaires, les restaurants du coin, les endroits où courir, le café et l'ergonomie de mon agrafeuse.

Je sens que je peux apprendre de tout le monde.
J'aime bien apprendre et j'aime tout le monde: c'est très cool.
Tout le monde est vraiment génial. Il ne m’avait jamais été donné d’être dans un milieu avec un taux d’insignifiance nul. En fait, j’ose espérer que dans la vie en général, le taux d’insignifiance doit aussi être très bas mais je trouve que beaucoup de personnes font tellement attention à l’image qu’elles projettent qu’elles finissent par paraître insignifiantes à force de s’auto-censurer.

Certaines personnes écrivent comme elles l'ont appris à l'école, sans y ajouter rien de plus. Je trouve que certaines personnes parlent de cette même façon. On dirait qu'elles prononcent des mots, lancent des idées, mais ne s'approprient pas ce qu'elles communiquent. C'est une communication factuel, peu parlante et nécessairement pudique.

D'autres personnes vont plutôt livrer autre chose que quelques mots qui forment un sujet: elles font transparaître naturellement leur personnalité à travers des échanges. J'aime bien cette personnalisation de la communication.

Ce que j'aime aussi beaucoup, et ça va dans le même sens, c'est quand une personne dégage une image entière de sa personne. Et je ne parle pas d'une image 100 % transparente, je fais plutôt allusion au fameux "moi social" dont a tous entendu parler dans un cours de psychologie au CÉGEP. Des fois, je trouve qu'il y a parfois carrément abus du nombre de "moi social" qu'une personne peut afficher : un pour le travail, un pour l'autre travail, un pour le chum, un pour les beaux-parents, un pour le chien, etc., La personne finit par ne rien dégager du tout à force de fragmenter sa personnalité en mille morceaux pour être « convenable» et plaire à tout le monde et leur mère.

C'est en grande partie pourquoi ça ne me dérange aucunement que mes amis, mon amoureux, mes parents, mes beaux-parents, mes anciens-collègues au travail, mes nouveaux collègues au travail (j'ai été démasquée à ma première journée..!), mes comparses de course, bref, tout le monde qui m'entoure, et les autres que je ne connais même pas, lisent mon blogue. J’aspire à présenter UNE image "publique", MON moi-social: pourquoi ça me gênerait alors ?. C'est d'ailleurs mon blogue et je ne ressens pas le besoin "d'adapter" le message selon la "cible" qui le lit: je ne vends rien et si ce n’est pas intéressant, on arrête de lire, c'est tout.

Ça l’air d’un billet d’une fille qui se questionne sur l’image qu’elle projette, ehn ?
Oui… c’est normal de s’y attarder quand on rencontre de nouvelles personnes, je crois.

C’est aussi et surtout le billet d’une fille qui perd le temps qu’elle n’a pas la veille de son examen d’alphabet. Quelque chose à voir avec la procrastination.